DMLA

Le diagnostic

Courant 2015 Jean-Louis rencontre quelques difficultés de vision et consulte son ophtalmologue qui décide de l'opérer de la cataracte.
Quelques semaines après l’opération, Jean-Louis se rend compte qu’il n’a aucune amélioration et retourne voir son ophtalmologue qui diagnostique alors une DMLA (dégénérescence de la macula liée à l’âge) ; maladie souvent héréditaire dont souffrait sa Maman. C'est une claque du destin pour un homme passionné, épicurien qui a toujours vécu à 200 Km/h...
Connaissant parfaitement les conséquences de cette maladie, Jean-Louis déprime de ne plus pouvoir profiter de sa collection de guitares : quarante-cinq ans de passion, de recherches et de sacrifices.
— "Et maintenant, que vont devenir mes guitares ? Ni mon épouse, ni mes deux fils, ni mon petit-fils ne sont musiciens !"
Il se doit de prendre une décision qui va lui arracher le cœur, lourde de conséquences. Mais n’ayant pas le choix de l'éviter, il décide de vendre toute sa collection d’instruments et envisage même de ne plus jouer… Cette période est presque insurmontable, il se referme sur lui-même en évitant de le montrer. Il se donne cinq ans pour prendre le temps de vendre sa collection.
Plusieurs mois vont s’écouler pendant lesquels Jean-Louis consulte plusieurs spécialistes en France de la DMLA, qui lui confirment sa maladie... Lors d'une consultation au centre ophtalmologique de Lyon, le docteur Caranta lui annonce avec beaucoup de délicatesse :
— "Je vous interdis de conduire, vous êtes un danger public et si vous ne le faites pas, je vous dénonce aux autorités !"

JLB Big Bang 1990


Jean-Louis accuse le coup

Grâce à sa famille, ses amis et la musique il va petit à petit se ressaisir et reprendre le dessus. Il faut être musicien pour comprendre ce que la musique peut faire comme miracle dans pareil cas...

2016 est une année compliquée, pleines de doutes mais aussi de certitudes. Sans projet particulier, Jean-Louis répète avec ses amis : Éric Sempé (guitare), Marc Peillon (contrebasse, quarante-deux ans d’amitié) et José Ruggeri (batterie, trente-trois ans d’amitié et de fidélité). Grâce à son iPad, qui le suit partout, Jean-Louis n’a aucune difficulté à lire ses partitions, après en avoir grossi les caractères des polices d'écriture.

Ces répétitions ne lui suffisent pas. Il demande à son vieil ami Max Nobili, contrebassiste d’Aimé Barelli et Louis Frozio à Monte-Carlo, si l’aventure d'un duo guitare-contrebasse le tente. La réponse ne traîne pas et voilà un nouveau projet qui voit le jour !

Parallèlement à ses moments de plaisirs musicaux il écoute TSF Jazz en permanence et continue à participer à la gestion de son entreprise de spectacles événementiels créée trente ans auparavant. Avec sa gérante et associée Marie-Christine Lescure, il s’occupe également de la promotion, la diffusion et la distribution de la dernière édition de son ouvrage sur les guitares de son "musée".


Mise en vente de la collection

A contrecœur, Jean-Louis rassemble les photos de ses guitares et rédige des annonces qu'il publie sur différents sites spécialisés français et américains. Son ami André Duchossoir, expert de la marque Gibson, voyant toutes ces annonces, lui fait remarquer qu’il mettait en vente la guitare mythique L-7C que son maître et ami Raymond Perriguey avait tant tenu à lui céder avant de "fermer son parapluie"…
— Merci André de m’avoir ouvert les yeux, j’allais faire une belle connerie !
Jean-Louis décide donc de conserver la L-7C ainsi que la Super 400 de Mr Les Paul et la L-4CES sur laquelle il joue régulièrement !
Suite aux annonces, Jean-Louis reçoit rapidement des demandes de renseignements de France, de Belgique, d'Allemagne et d'Angleterre… Vendre ses guitares est devenue une obligation mais la transmission de l'instrument est plus importante que le résultat même de la vente. Il faut que le courant passe bien avec l'acheteur, qu'il sache bien jouer de la guitare, qu'il respecte et soigne l'instrument et qu'il l'entrepose dans de bonnes conditions ; la notion du prix et les modalités de règlement viendront après. Jean-Louis a le privilège de pouvoir choisir ses clients et reçoit donc beaucoup de guitaristes et de collectionneurs de tous horizons.
Il fera de très belles rencontres avec des personnages passionnés et il sait donc aujourd’hui où sont toutes ses anciennes guitares, qui en joue et comment elles sont conservées. Entre rendez-vous et essais de guitares, préparations, réglages, passage méticuleux chez les luthiers avec lesquels il collabore, Jean-Louis diffuse son ouvrage "The Gibson" dans sa 3e et dernière édition 2016.
  • L-4 CES Custom 1992
    L-4 CES Custom 1992
  • L-7C 1948
    L-7C 1948
  • Super 400 1936
    Super 400 1936

    Pub pour édition 2016

    © 2020 Jean-Louis Bouyssou